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Le motif de soi – c’est quoi?

Un motif nous incite à l’action pour satisfaire des besoins sous-jacents. Ce processus se déroule, pour la majeure partie, hors de notre conscience. Il y a deux motifs qui ont une grande importance dans la stimulation des interactions interpersonnelles: le motif de soi (agency) et le motif d’affiliation (communion). Ils aboutissent à un mélange de comportements que nous reconnaissons tous chez nous-mêmes et chez les autres dans le domaine de recherche du comportement interpersonnel.
Aujourd’hui nous abordons le motif de soi…

Les personnes qui poursuivent un motif de soi, peuvent le faire en vue de satisfaire différents besoins.

 

 

 

 

 

 

Le motif de soi (agency) est représenté sur l’axe vertical du circomplexe. Il mène à une conduite qui varie de ‘dépendant’ et ‘passif’ (en bas), en passant par ‘à l’écoute’ et ‘d’égal à égal’ (milieu) jusqu’à ‘confiant’, voir ‘arrogant’ et ‘égoïste’ (en haut).

Le motif de soi met l’accent sur le soi en tant qu’entité à part entière. Il porte sur le besoin que nous éprouvons de maîtriser les choses, de nous contrôler nous-mêmes, mais également les motifs de soi ou les mobiles plus instrumentaux, tels que la recherche d’un certain prestige, le désir d’influencer ou de surpasser les autres, l’autonomie et la définition de soi. Les scientifiques utilisent le terme ‘instrumental’ pour indiquer que l’on vise une conséquence matérielle ou tangible. Pour ne vous citer que quelques exemples : l’accumulation de richesses et d’argent, la quête de signes extérieurs de richesse, la quête d’une image de marque, pouvoir exercer son pouvoir sur les autres (notamment le pouvoir personnel), devenir célèbre. Les hommes sont considérés comme étant plus agentiques que les femmes, ce qui veut dire que les hommes seraient plus assertifs, plus indépendants, plus rationnels et plus prompts à prendre des décisions.
La plupart des gens n’ont pas conscience de ces motifs.

 

Le motif de soi est, en quelque sorte, commandé par les différents besoins qu’une personne veut satisfaire. Il s’agit notamment (1) du besoin de se sentir compétent(e) et (2) du besoin de se sentir autonome.

Le motif de soi ne nous pousse pas seulement à poursuivre l’épanouissement et l’autoréalisation, mais également le prestige et le pouvoir au sein d’un groupe (ou plusieurs groupes). Il est également très probable que ce motif nous aide à augmenter notre sécurité. En effet, une personne ayant acquis une certaine position (sociale), par exemple une fonction de manager, aura plus de sécurité matérielle et économique que d’autres, occupant une position hiérarchiquement inférieure. Notons que le fait de rechercher le prestige (de manière agressive) est typiquement masculin. Les personnes occupant des positions supérieures, augmentent leurs chances de reproduction et, en temps de guerre, courent moins de risque de périr que les soldats au front… Les petits garçons se servent également davantage de leurs facultés verbales pour se faire valoir, alors que les filles les utilisent pour collaborer. Les femmes préfèrent une domination plus sociale, par exemple en étant active dans plusieurs groupes. Le motif de soi, en tant que tel, est également un élément sain, du moins son côté non-instrumental: une image de soi positive nous préserve, par exemple, de maladies telles qu’une dépression ou contre des complexes d’infériorité. La tendance à avoir une image de soi légèrement exagérée ou le principe de l’auto-gratification (self-enhancement) permet donc d’avoir un sentiment de bien-être psychique. Certaines pratiques populaires (qui ne sont pas pour autant intelligentes) dans nos entreprises souffrent manifestement de ce phénomène. L’image de soi légèrement exagérée, par exemple, explique de manière adéquate les problèmes chroniques typiques des évaluations annuelles. De multiples recherches ont en effet démontré que 80% des gens sont convaincus qu’ils font partie des 20% réunissant les collaborateurs les plus performants. Il est inévitable qu’un système tel que celui de l’attribution obligatoire de scores, insistant sur les points à améliorer, conduise à des problèmes.

Le motif de soi se manifeste parfois également sous des formes excessives et malsaines, telles qu’un besoin extrême de reconnaissance des autres, une soif de pouvoir ou un narcissisme exagérés. Enfin, il semble également que les psychopathes soient essentiellement poussés par le motif de soi, alors que les motifs d’affiliation sont absents. Le motif de soi se manifeste également dans ce qu’on appelle l’échelle de la dominance.

Le motif de soi est, en réalité, une dimension qui suit une distribution normale. Cette distribution normale part d’un extrême (la dépendance, une image de soi négative), passe par la moyenne (des sentiments d’égalité, avec une légère tendance à la présomption) et aboutit à l’autre extrême (l’arrogance, voire le narcissisme). Les manifestations les plus extrêmes des deux côtés peuvent donc adopter des formes pathologiques. (fig. page. 326)

 

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Le Cercle du Leadership – chapitre 3 à partir de page 321 – écrit par Patrick Vermeren – édité par Academia Press

02-10-2012

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